Sécurité : les détecteurs de fumée

Le Détecteur Autonome Avertisseur de Fumée (DAAF) ou encore détecteur de fumée est imposé par la loi ALUR (Accès au Logement et au Urbanisme Rénové) du 24 mars 2014. Cet équipement devient obligatoire dans les logements et habitations (partie privative) à partir du 08 mars 2015.

Quels sont les chiffres sur les risques incendie ?

250 000 incendies d’habitations sont déclarés chaque année aux assurances, soit 1 incendie toutes les 2 minutes. 800 décès et 10 000 blessés chaque année. L’intoxication par inhalation de fumée est à l’origine de 80 % des décès. Bien que 70 % des incendies se déclenchent le jour, 70 % des incendies mortels se produisent la nuit, faute d’avertissement. Les 2/3 des victimes succombent, asphyxiées, la nuit, dans leur sommeil.

Qu’impose la loi ?

Vous êtes propriétaire et occupez votre logement :

  • Vous êtes tenu d’installer au moins un détecteur de fumée et de veiller à l’entretien et au bon fonctionnement de ce dispositif et d’assurer son renouvellement, si nécessaire.

Vous êtes propriétaire et mettez en location un logement :

  • Vous êtes tenu d’installer dans celui-ci au moins un détecteur de fumée normalisé, et de vous assurer de son bon fonctionnement lors de l’établissement de l’état des lieux mentionné à l’article 3-2 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs.

Vous êtes locataire d’un logement :

  • Vous êtes tenu de veiller à l’entretien et au bon fonctionnement du détecteur de fumée installé et d’en assurer le renouvellement si nécessaire tant que vous occupez votre location.

Peut-on être sanctionné par son assureur s’il n’y a pas de détecteur de fumée installé au 8 mars 2015 ?

  • Le DAAF est un outil de prévention pour sauver des vies prévu par la loi. Les assureurs encouragent vivement leurs assurés à installer des DAAF. En cas d’incendie, de manière générale, les assureurs continueront de prendre en charge l’intégralité des dégâts matériels subis qu’il y ait ou qu’il n’y ait pas de DAAF.

Une baisse tarifaire peut-elle être pratiquée par son assureur en cas d’installation d’un détecteur ?

  • Votre assureur dispose de la faculté de vous accorder une baisse tarifaire ou une prime d’assurance si vous avez fait poser un détecteur de fumée et lui avez transmis le certificat d’acquisition. Mais il n’y est absolument pas tenu et cela sera différent en fonction de chaque assureur. En matière de baisse tarifaire ou d’évolution de la franchise, il s’agit de règles contractuelles entre les deux parties, qui sont donc propres à chaque société d’assurance.

Quel matériel opter ?

– Il existe deux grandes familles de détecteur de fumée :

  • Le DAAF avec alarme intégrée. C’est un simple boîtier autonome et facile à installer. Il ne nécessite aucun raccordement. Simplement vissé en hauteur, il fonctionne avec des piles et émet une alarme sonore lorsqu’il détecte la présence anormale de fumée. Ce type de détecteur coûte aux alentours de 20€.
  • Le détecteur de fumée connecté. Ce détecteur est généralement couplé à un dispositif d’alarme anti-intrusion. Cette alarme peut être reliée à un organisme de télésurveillance. Dans ce cas cette solution permet la mise en œuvre des secours en votre absence ou si vous ne réagissez pas immédiatement. Selon le modèle ce matériel détecte non seulement la présence de fumée et parfois le monoxyde de carbone. Ce type de détecteur coûte aux alentours de 100€.

Où placer l’appareil ?

  • La fumée monte. Il faut donc placer le détecteur au plafond, plutôt au centre et non dans un recoin. Son rôle étant de réveiller les occupants la nuit, l’idéal est de l’installer dans le couloir qui dessert les chambres et pas trop éloignée de la cuisine. Dans un logement à plusieurs niveaux, il est conseillé d’en mettre un par étage.

détecteur de fumée

– Les lieux à éviter :

  • Pour prévenir l’encrassement du détecteur et les déclenchements intempestifs, il faut éviter la proximité de la cuisine (à cause des vapeurs grasses) ou de toutes sources de chaleurs, de la salle de bains (à cause de la vapeur d’eau), à proximité d’une bouche d’aération ou les passages de courants d’air, les pièces où l’on fume.

Comment le fixer ?

  • Tous les détecteurs sont vendus avec des vis et chevilles. Deux trous à la perceuse suffisent. Le coller à l’adhésif est moins fiable.

Comment l’entretenir ?

  • Un simple dépoussiérage de temps en temps doit être effectué car la poussière est l’ennemi du détecteur. Elle peut aussi bien l’empêcher de fonctionner que déclencher l’alarme intempestivement. Le mieux est d’aspirer le pourtour du détecteur avec la brosse la plus douce. Vérifiez environ tous les 6 mois son bon fonctionnement grâce au bouton « test » et n’oubliez pas de changer les piles : la durée d’autonomie est généralement comprise entre 1 (pile LR9) et 5 ans (Pile au lithium) selon les modèles. L’appareil ne doit jamais être peint. Un détecteur à une durée de vie aux alentours de dix ans.

Comment choisir le matériel ?

  • Vérifiez que le produit est bien conforme à la norme EN 14604 et qu’il porte bien le marquage CE. La marque NF apporte la garantie du respect d’exigences supplémentaires validées par des contrôles réguliers.

Quels matériels ?

  • Ci-joint 16 détecteurs de fumée classés par ordre de préférence et disponible dans les grandes enseignes.

DAAF Comparatif

Sources : Foncia, Groupama, Que choisir, 60 millions de consommateurs.

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